Le 15 juin dernier, se tenait la sixième conférence sur les marchés mondiaux du lait, organisée par l’Institut de l’élevage à Paris. L’occasion de faire l’état des lieux de la filière laitière au sein des principaux bassins exportateurs.

Aux États-Unis, les prix à la production restent très incitatifs grâce à une consommation domestique croissante. Près de 90 % du lait produit est destiné au marché intérieur, orienté vers le beurre et les fromages. Cette demande pénalise cependant les exportations de ces produits à forte valeur ajoutée.

CONCURRENCE

A contrario, la Nouvelle-Zélande consacre 95 % de sa production à l’export. Très exposé aux marchés mondiaux, le pays se remet également d’un printemps austral humide ayant affecté la collecte. L’adaptabilité des systèmes herbagers est un atout dans ce contexte volatil. Aussi, les industriels se réorientent vers des produits mieux valorisés (le beurre, les fromages, la poudre de lait infantile). Une concurrence nouvelle pour l’Union européenne sur ces créneaux… Cette dernière, confrontée à une production et une consommation domestique stables, est en quête d’opportunités à l’export (voir encadré ci-contre). Restent, cependant, les stocks pléthoriques de poudre maigre qui pèsent sur le prix à la production, sans réelle visibilité sur leur apurement.

Vincent Guyot