« Nous voulons aider les producteurs à garder la main pour choisir leurs itinéraires techniques, sans se laisser imposer de cahiers des charges par la distribution », a affirmé Bruno Darnaud, président de l’AOP Pêches et abricots de France lors de la conférence de lancement de saison le 25 mars. Entre le conventionnel et le bio, des enseignes sont convaincues qu’il est possible de revaloriser des fruits produits avec moins de pesticides, à des coûts moindres qu’en bio. Elles veulent tester ce nouveau segment dès cet été. De son côté, l’AOP a embauché une ingénieure qui va mener des essais avec des producteurs. Sur 6 parcelles de pêches et 15 d’abricots, ils vont comparer deux itinéraires avec une moitié de parcelle en agriculture raisonnée et l’autre protégée uniquement par des moyens de biocontrôle à partir du stade petits fruits. L’objectif est d’évaluer l’impact sur le rendement et le coût.

F. Ehrhard