«L’opération des feux de détresse est destinée à mettre en lumière les dégâts des loups », explique Pierre-Yves Bonnivard, président de l’Usapr. Une centaine a été recensée en France (majoritairement dans l’arc alpin, mais aussi dans le Massif central, l’est et l’ouest de la France), 15 en Allemagne, 15 en Suisse et 4 en Italie. Ces feux, coordonnés par l’Usapr (2) ont rassemblé l’ensemble des acteurs des territoires ruraux (élus, chasseurs, éleveurs…).

« Nous étions 150 au col du Glandon, souligne Pierre-Yves Bonnivard, qui se désole des propositions du gouvernement au sujet du nouveau « plan loup 2018-2023 ».

« C’est un retour en arrière dramatique, déclare-t-il. La politique de gestion avec des quotas ne prend pas en compte les réalités du terrain. Il faut avant tout éliminer les animaux qui posent des problèmes, et si c’est une meute, il faut pouvoir la prélever entièrement. »

Marie-France Malterre

(1) Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales. (2) À la suite des Rencontres du col du Glandon (Savoie) qui se sont déroulées le 18 et 19 août.