Les mécontents du Plan loup (1) continuent de s’exprimer. Le 16 janvier, c’est un groupe de députés, de droite comme de gauche, qui a convié la presse à l’Assemblée nationale. Ils estiment que les activités agropastorales, liées notamment à l’élevage ovin, sont fortement menacées sur leurs territoires à cause des loups, « faisant craindre le pire pour le devenir des entrepreneurs locaux ». Selon eux, « il est essentiel de trouver des solutions de court terme qui permettent de contenir l’augmentation intolérable des attaques ».

Ils s’interrogent sur la prévision de 500 loups en 2023. « De forts doutes planent sur le nombre exact d’individus actuellement recensés et, par voie de conséquence, sur les modalités de leur comptage. Les campagnes visant à répertorier les loups sur un territoire via une stimulation sonore pour provoquer un hurlement de l’animal semblent bien moins fiables que les tests ADN. »

M.-F. M.

(1) Le plan est en consultation publique sur le site de la Dreal Rhône-Alpes-Auvergne.