La crème du broutard sera désormais siglée B2E. Cette démarche a été officialisée le 6 octobre au Sommet de l’élevage, à Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme) par le président d’Elvea France, Philippe Auger. Cette gamme de broutards d’excellence, déparasités (contre les strongles, les poux et la gale) et vaccinés (contre le RS, le PI3 et la pasteurella hémolytique), est encadrée par un cahier des charges. Tous les animaux seront contrôlés. « La démarche a comme objectifs de réduire l’utilisation d’antibiotiques et d’améliorer la productivité grâce à des animaux vaccinés à la naissance, a expliqué le président d’Elvea France. La plus-value est estimée à 30-40 € par animal, au bénéfice du naisseur, et supportée par l’engraisseur. Cette prime sera indiquée en pied de facture. »

Deux protocoles de vaccination sont proposés. Le protocole complet consiste en une couverture vaccinale dès la naissance (injection à deux semaines + un rappel couvrant l’animal pendant six mois) et un éventuel deuxième rappel 15 jours avant la vente. Le protocole simplifié consiste à vacciner pour la vente (primo-injection un mois avant et rappel 15 jours avant).

La démarche cible dans un premier temps le marché français. Elvea fera en sorte de convaincre les engraisseurs italiens dans un second temps.

E. C.
Votre analyse du marché - Bovins maigres

Echanges fluides

La hausse du prix de l’alimentation du bétail inquiète l’ensemble des filières d’engraissement de jeunes bovins en Europe. Malgré l’augmentation des prix à la vente, les coûts de revient peuvent s’avérer bien plus lourds en fonction des types d’atelier ou de leur grosseur. Sur les marchés, les disponibilités sont réduites en cette semaine perturbée par le jeudi de l’Ascension. La faiblesse des apports facilite les échanges dans les broutards et taurillons charolais d’herbe qui ont repris quelques centimes.