Après l’avoir décalée une première fois, le gouvernement a finalement choisi la date du 3 septembre pour présenter son plan de relance de l’économie française touchée par la crise sanitaire liée au Covid-19. L’agriculture en sera « un élément fondamental », a déclaré le 29 août sur Europe 1 le ministre de l’Agriculture. À l’heure où nous écrivons ces lignes, le secteur devait trouver sa place dans un paquet de 30 milliards d’euros dédié à la transition écologique sur les 100 milliards annoncés au total par le Premier ministre, le 15 juillet dernier.

L’adaptation au changement climatique

Des premières mesures avaient déjà été exposées cet été par Julien Denormandie au gré de déplacements et d’interventions. Il est normalement prévu l’arrêt des fermetures d’abattoirs et leur rénovation profonde, ainsi que des mesures permettant de développer les circuits courts. En déplacement en Haute-Garonne le 14 août, le ministre avait envisagé un soutien financier en faveur d’installations de protection contre la grêle et contre la chaleur dans les bâtiments. Des investissements sont aussi annoncés pour adapter l’agriculture aux conséquences du changement climatique. « Une part significative du volet agricole du plan » y sera consacrée, avait-il précisé le même jour. La recherche pour optimiser notamment l’usage de l’eau et pour trouver des semences adaptées aux bouleversements climatiques fait partie des axes abordés. Le 31 juillet, un « soutien financier » pour aider les éleveurs à mieux s’équiper pour capter l’eau de pluie était encore en négociation. Un effort de recherche est également prévu pour trouver des alternatives au glyphosate ainsi que pour les producteurs qui ont vu leurs betteraves touchées par la jaunisse.

Le 31 août, le ministre a indiqué, au micro de RMC, que le plan de relance financera le tant attendu plan protéines.

Alexis Marcotte