Trop, c’est trop. Après les nombreux cas de coronavirus recensés dans les abattoirs français, la Confédération paysanne affirme que les plus grandes structures sont tout simplement « incompatibles avec le respect des mesures sanitaires du Covid-19 », en raison de la forte concentration humaine comme animale. En guise de solution, le syndicat en appelle à la « restructuration du secteur au profit des petits abattoirs locaux “indispensables” à la pérennité des activités d’élevage, respectueux des travailleurs et source de dynamisme dans les campagnes ».

De son côté, le Modef demande que les abattoirs puissent « bénéficier d’aménagements de leurs locaux », notamment via l’augmentation de la place disponible dans les vestiaires. En plus de protéger la santé des travailleurs, ces dispositions visent à éviter « des mesures de fermetures », explique le syndicat, dans un communiqué daté du 19 mai.

A. Courty