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Contractualisation « à la française » : l’heure du bilan

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La filière laitière n’a pas encore réussi à s’organiser.

«Le point d’équilibre entre producteurs et acheteurs s’est déplacé au détriment des producteurs. Les entreprises de transformation se sont assuré un approvisionnement ajusté à leurs débouchés mais sans que le revenu des producteurs soit stabilisé », confirme François Champanet, du CGAAER(1). Il s’exprimait lors d’un colloque sur la libéralisation des marchés laitiers organisé par la Société française d’économie rurale (Sfer), les 9 et 10 juin à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Économistes, industriels et syndicalistes ont tiré un bilan contrasté de la contractualisation.

Le chercheur canadien Daniel-Mercier Gouin n’a pas hésité à qualifier « d’échec » cette contractualisation « à la française. » François Champanet a été plus indulgent en affirmant qu’ « elle n’a certainement pas failli mais est assurément perfectible. » Il en appelle aux pouvoirs publics et surtout aux acteurs de la filière. Il est dommage que les organisations de producteurs (OP) aient été les grandes absentes des débats qui ont alors suivi.

OP Verticale ou horizontale ?

Daniel Chevreul, du groupe Savencia (ex-Bongrain), a prôné l’organisation en OP verticales (par collecteur), à l’opposé du porte-parole de la Confédération paysanne, Laurent Pinatel, qui a réitéré la nécessité de s’organiser horizontalement.

Une chose est sûre : avec 57 OP comptabilisées en février 2016, le paysage va encore évoluer, notamment avec la création d’Associations d’OP (AsOp) sur une base territoriale. C’est en tout cas la préconisation d’une étude financée par le ministère(2), « pour rééquilibrer les rapports de force dans la filière. »

Marylou Bressand

(1) Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux.

(2) Étude sur les mesures contre les déséquilibres de marché : Quelles perspectives pour l’après quotas dans le secteur laitier européen.

Contractualiser n’est pas une politique

Pour Thierry Roquefeuil, président de la FNPL ((Fédération nationale des producteurs de lait), la « contractualisation est un outil, et non pas une politique. » Ce à quoi le porte-parole de la Confédération paysanne, Laurent Pinatel, a ajouté que « la contractualisation seule ne peut pas régler les problèmes de la production laitière. »

Tous deux attendent une réelle politique européenne.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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