Le comité permanent de la convention de Berne se réunit du 27 au 30 novembre, alors que les syndicats agricoles et les élus de l’Usapr demandent au gouvernement d’appuyer la demande de la Suisse de déclasser le loup d’espèce strictement protégée, en espèce simplement protégée.

Pour le syndicalisme majoritaire (1), « cela traduirait l’engagement du président Macron, lors de ses vœux à la profession agricole en janvier 2018, sur le rôle incontournable du pastoralisme et de l’élevage de plein air dans le patrimoine français ».

Les élus de l’Union pour la sauvegarde des activités rurales et pastorales déclarent « qu’il faut accepter que la France se redonne les moyens de contrôler directement, légalement, la prédation des prédateurs ». Tandis que la Confédération paysanne estime, de son côté, que les dés sont jetés. « Le représentant de la France ne soutient pas la demande de révision, souligne le syndicat. Il est révoltant que le gouvernement ne se soit pas saisi de cette occasion afin de faire valoir les difficultés et la détresse des éleveurs face à la prédation. » Idem pour la Fédération nationale du pastoralisme qui s’insurge de la position française qui s’exprime « au mépris de la résolution prise à 91 % par le Sénat le 2 octobre » pour demander la révision du statut du loup. »

M.-F. M

(1) FNSEA, JA, FNO, FNB et APCA.

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