«L’empreinte carbone du lait européen est de 1,3 kg CO2/litre de lait, contre 2,4 pour la moyenne mondiale », souligne Alexander Anton, secrétaire général de l’European dairy association (EDA), lors du congrès national de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), les 11 et 12 mars à Cherbourg (Manche). De par sa nouvelle démarche de responsabilité sociétale et la labellisation bas carbone de la filière bovine, la ferme laitière France se veut pionnière dans ce domaine. À ce jour, plus de 10 000 exploitations ont fait l’objet d’un diagnostic environnemental (CAP’2ER). Cet engagement pourrait être valorisé dans le cadre de la future Pac. « L’environnement y prend de plus en plus de place, relève Philippe Chotteau, de l’Institut de l’élevage. La récente validation des paiements pour services environnementaux, le remaniement des éco-conditionnalités des aides et le lancement du Green deal, visant la neutralité carbone du continent à l’horizon 2050, vont dans ce sens. » Agir, oui, mais « encore faut-il apporter une juste rémunération aux éleveurs », note Thierry Roquefeuil, président de la FNPL.

A. Courty