Voté le 28 octobre par l’ensemble des congressistes réunis à La Baule, le rapport d’orientation de Jeunes Agriculteurs portait sur le renouvellement des générations. « Nous sommes dans l’obligation de réussir ce défi, a déclaré François-Étienne Mercier, l’un des rapporteurs. Nous savons que plus de la moitié des agriculteurs pourront faire valoir leurs droits à la retraite dans dix ans. »

Le syndicat a planché sur deux solutions pour stopper l’hémorragie démographique et encourager l’installation. La première est de professionnaliser. Aujourd’hui, n’importe qui peut avoir le statut d’agriculteur. « Nous demandons, pour accéder au métier, un niveau IV de formation minimale (bac), a annoncé François-Étienne Mercier. Il faut professionnaliser le métier, car nous sommes des professionnels. » La seconde proposition du syndicat est de renforcer les missions des Points accueil installation (PAI). « Nous avons fait le choix fort, mais nécessaire pour simplifier l’accompagnement du porteur de projet, de renforcer les PAI en créant une structure unique, capable de proposer un dispositif unique d’accompagnement de l’installation et à la transmission », explique le rapporteur. Les PAI devraient devenir des guichets dédiés à l’installation, la formation et la transmission. Cependant, le syndicat n’indique pas quelles structures pourraient être chargées de ces derniers.

Pas de loi foncière

L’autre moment fort du congrès fut la séance de questions-réponses avec le ministre de l’Agriculture. Julien Denormandie s’est notamment exprimé au sujet de la loi foncière. « Il a été clair. Il n’y en aura pas, mais d’autres canaux législatifs seront actionnés, a annoncé Samuel Vandaele, fraîchement réélu à la présidence du syndicat. Nous sommes un peu déçus, on aurait voulu une loi foncière qui encadre un certain nombre d’éléments. Ce sont des sujets importants pour l’installation et la souveraineté alimentaire. »

A. Gambarini