«La Commission européenne ouvre, enfin, le champ des possibles », expriment, d’une seule voix, l’interprofession du bétail et des viandes, la Fondation pour la nature et l’homme et l’Institut Veblen, dans un communiqué publié le jeudi 5 mai.

D’après son projet de rapport sur les mesures miroirs, Bruxelles admet qu’il « existe une marge de manœuvre » pour étendre aux produits importés les normes de production de l’Union européenne (UE). « Les préoccupations mondiales exigent des actions mondiales », indique la Commission. Pour autant, une telle approche nécessite de « procéder à une évaluation au cas par cas de leur compatibilité avec l’OMC », nuance le rapport. L’analyse doit aussi tenir compte de la faisabilité technique et économique des mécanismes de contrôle dans les pays tiers.

« Dans l’attente de l’adoption et l’application concrète de ces mesures miroirs sectorielles, tout nouvel accord bilatéral de commerce devra a minima intégrer de telles obligations de réciprocité, de manière contraignante », reprennent les organisations.

Lucie Pouchard