L’annonce de la création d’un cercle 3, à la réunion du Groupe national loup, a créé la surprise auprès des éleveurs, le 27 novembre. Cette nouvelle zone est définie dans le cadre de la politique de mise en place des moyens de protection auprès des troupeaux.

Elle s’ajoute aux cercles 0, 1 et 2, dont la surface est déterminée en fonction du risque de la prédation ainsi que de l’intensité de la prédation. Le cercle 0, créé en 2019, étant le secteur le plus impacté par les attaques des prédateurs.

Le cercle 3 devrait recouvrir, quant à lui, une large partie du territoire français puisqu’il englobe les communes incluses dans les départements comprenant déjà celles classées en cercle 1 et 2, et les villes situées dans les départements limitrophes de ceux des communes classées en cercle 1 et 2.

Les éleveurs, présents dans les cercles 0, 1, 2 et 3, pourront souscrire les aides 2 et 5, qui correspondent à la mise en place des chiens de protection et à un accompagnement technique dès lors que le pâturage, de leurs ovins ou caprins, a lieu pendant au moins quatre-vingt-dix jours cumulés (mais moins de trente jours cumulés en cercles 0, 1, 2, consécutifs ou non).

La filière n’est pas prête

Pour Claude Font, de la Fédération nationale ovine (FNO), l’État met la charrue avant les bœufs. « Nous n’avons pas été consultés pour le zonage de ce cercle, regrette-t-il. Nous ne sommes pas contre l’idée de la création de ce cercle 3, mais pas dans une telle proportion dans l’immédiat. La filière chiens de protection n’est pas assez structurée pour l’instant. Elle est incapable de fournir le chien qui convient à chaque éleveur. » Le syndicaliste craint aussi la multiplication des problèmes liés à la mise en place des chiens de protection. « Les conflits de voisinages ou avec les touristes risquent de se généraliser sans que l’on puisse les maîtriser. »

M.-F. M.

Votre analyse du marché - Ovins

Commerce plus calme

Les opérateurs freinent leurs achats d’agneaux à la suite du recul des ventes de viande ovine dans les magasins. Les vacances d’hiver, qui approchent, sont également peu favorables à la consommation de viande ovine.