La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, dorénavant fixée au 31 octobre 2019, laisse planer le doute sur les conséquences économiques pour les filières agricoles et agroalimentaires françaises. Soit le divorce est accompagné d’un accord, « soit le Royaume-Uni devient un pays tiers, avec des droits de douane applicables sur nos échanges commerciaux », expliquait Christine Dubois, de la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI), lors d’un après-midi de débats, organisé par l’APCA (1) le 19 juin 2019.

Ce deuxième scénario, le plus redouté mais également le plus probable, « pourrait coûter 500 millions d’euros aux exportations françaises », selon Thierry Pouch, économiste. « Sept cents douaniers ont d’ores et déjà été recrutés et des bureaux de douanes ont été créés », relate Christine Dubois.

C’est la région des Hauts-de-France qui serait la plus touchée par un Brexit sans accord, avec une perte de presque 90 millions d’euros, notamment pour le secteur du grain. Puis les régions Grand-Est et Nouvelle-Aquitaine, avec une perte allant de 65 à 67 millions d’euros, principalement pour la branche des vins et spiritueux. Cette dernière paierait d’ailleurs le plus lourd tribut d’une sortie sans accord.

B. Quantinet

(1) Assemblée permanente des chambres d’agriculture.