Pour atteindre l’objectif fixé par la loi agriculture et alimentation de 20 % de bio, d’ici à 2022, en restauration collective publique, 81 % des élus déclarent avoir besoin de moyens financiers. C’est ce que révèle l’enquête sur le bio dans la restauration collective et l’implication des élus locaux, présentée par l’Agence bio, le 16 novembre. 61 % des élus auraient besoin de mieux connaître les acteurs et les fournisseurs de la restauration bio, et 53 % d’avoir un outil de mise en relation.

18 % de surcoût

Dans le marché en croissance de la restauration collective (246 millions d’euros, soit + 7 % en 2017), le bio ne compte que pour 3 %. Le surcoût lié à l’utilisation de produits issus de l’agriculture biologique est estimé à 18 %. En 2018, 61 % des établissements de restauration collective en proposent, soit 4 points de plus qu’en 2017. « Il existe de vraies différences entre les types d’établissements », détaille Florent Guhl, directeur de l’Agence bio. L’enquête montre que 79 % des cantines scolaires servent des repas bio, contre 58 % en restauration du travail et seulement 34 % en restauration de la santé et du social. Les marges de progression sont importantes, d’autant plus que, selon l’Agence bio, 15 % des élus ne connaissent pas la loi agriculture et alimentation.

Marie Salset