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Le potentiel impacté par les aléas climatiques

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« Les maïs irrigués remontent la moyenne : l’irrigation ne concerne que 35 % du maïs grain mais 45 % © Jean-Michel Nossant

La météo capricieuse a impacté la production

«La campagne 2020 est marquée par l’eau, dans ses excès et dans son absence », a indiqué le 21 octobre Thomas Joly, d’Arvalis, lors de la conférence annuelle de l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM). Les semis d’automne, pénalisés en 2019 par la pluviométrie excessive, ont entraîné des reports vers les cultures d’été et une hausse des surfaces de maïs grain de 10  %, soit + 140 000 ha sur un an, à 1,567 Mha.

Après un automne et un printemps humide, « le maïs a été mis à rude épreuve à l’été pendant la période sèche », ajoute Thomas Joly. Les conditions hivernales douces puis le printemps chaud ont par ailleurs été favorables à la sur­vie et à l’émergences précoce de foreurs, notamment de pyrales et de sésamies.

Résultat décevant

Le spécialiste note des rendements en berne à 89,4 q/ha, similaires à 2019 (89,3 q/ha), et une production estimée à 13,6 Mt. « Le maïs est fragile à la floraison, et les semis plus tardifs ont manqué d’eau et été plus impactés par la sécheresse », complète-t-il. Selon lui, les maïs irrigués remontent la moyenne  : « La demande en eau a cependant été à la frontière de ce que pouvaient apporter les irrigants. En pluvial, les rendements sont mauvais dans l’ensemble.  » Thomas Joly compte 50 000 ha de transfert, c’est-à-dire de maïs grain récolté en fourrage. « Malgré des économies de séchage, la rentabilité n’est pas au rendez-vous », conclut l’expert.

Justine Papin

Craintes de tensions sur les semences

Le maïs semence enregistre une hausse de surfaces de 17 % sur un an, avec 80 400 ha en 2020. Le résultat technique est à 90 % de l’objectif. « L’Europe est aussi en dessous de l’objectif, ce qui risque d’entraîner des tensions sur la semence pour quelques variétés », indique Thomas Joly. Environ 23 000 ha de maïs doux ont été implantés en 2020 (+ 3 % sur un an). Les récoltes sont difficiles pour les 4 000 ha marqués par les excès d’eau et de vent fin septembre.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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