«Quatre ONG de protection animale – LFDA, CIWF, OABA, Welfarm – , trois distributeurs majeurs – groupes Casino et Carrefour, magasins U – et plusieurs grands producteurs de volailles – Les Fermiers de Loué, Les Fermiers du Sud-Ouest, Galliance – font désormais partie de l’Association étiquette bien-être animal (AEBEA) », s’est félicité le collectif, le 6 février dernier.

L’association, créée en 2018, présente également une nouvelle version de son étiquetage, classant le bien-être animal en cinq niveaux, de A (le plus haut niveau) à E (équivalent au minimum réglementaire) et mentionnant le mode d’élevage. Il repose sur 230 critères techniques de la naissance à l’abattage, en intègrant le transport.

Carrefour mettra en place cet étiquetage dès le 18 février prochain pour les Poulets Fermiers d’Auvergne Filière Qualité Carrefour, et compte étendre en 2020 la démarche aux poulets de marques Carrefour, Carrefour Bio, Filière Qualité Carrefour, Reflets de France et aux premiers prix. L’enseigne promet une contractualisation spécifique sur trois ans avec les éleveurs.

Un référentiel pour le porc en 2020

L’AEBA ne compte cependant pas s’en tenir au poulet de chair. Le collectif assure « poursuivre en 2020 ses travaux pour proposer un référentiel de même nature pour le porc, puis, progressivement, pour d’autres espèces animales ».

L’idée de supplanter les pouvoirs publics dans ce domaine est même envisagée. « Si le ministre de l’Agriculture, dans ses annonces récentes sur le bien-être animal, s’est montré favorable au développement de l’information du consommateur, il n’en a pas précisé les contours. […] La réponse législative peine à se développer », observe le CIWF, qui estime que l’étiquette développée par l’AEBEA peut « faire référence pour une harmonisation en France et en Europe ».

Vincent Guyot