Sous l’impulsion du syndicalisme majoritaire, des actions ont été menées dans les grandes surfaces des neuf départements du Grand Ouest et dans le Loir-et-Cher, du jeudi 26 au samedi 28 octobre dernier. « Ce magasin n’a plus de beurre. Pourquoi ? Parce qu’il ne veut pas le payer au juste prix ! » ou encore « Intox, la pénurie de beurre n’existe pas », tels étaient les messages sur les tracts distribués par les éleveurs aux consommateurs.

Clients bienveillants

Pour Alexis Descamps, producteur laitier et membre de la FDSEA du Loir-et-Cher, « ce sont les producteurs et les consommateurs qui se font avoir. Il faut rétablir la vérité : le problème réside dans les relations commerciales entre les transformateurs et les distributeurs. Créer une pénurie est inadmissible. »

Selon Pascal Clément, président de la section laitière de la FDSEA de la Sarthe, « les consommateurs ont bien accueilli notre action et nos messages en magasin. Beaucoup ne comprennent pas pourquoi nous, producteurs, n’avons pas de répercussions de la hausse du prix du beurre sur notre paie de lait. »

Pour le syndicaliste, « il est possible de faire vivre tout le monde dans la filière laitière, à condition de mieux répartir la valeur. Ce que nous attendons, c’est que le discours du président de la République soit mis en action rapidement et concrètement, c’est-à-dire, construire le prix du lait en partant du producteur vers le consommateur. »

Vincent Guyot