Le 22 septembre, la filière de la betterave et du sucre a présenté au ministre de l’Agriculture un plan de prévention, afin de réduire l’impact sur l’environnement de la ré-autorisation provisoire des néonicotinoïdes jusqu’en 2023. Celui-ci prévoit, notamment, la réduction de la dose de 25 % de ces insecticides en enrobage de semences par rapport à ce qui se pratiquait auparavant. Les producteurs proposent de restreindre à « une seule année » l’utilisation de semences traitées par parcelle pour la période 2021-2023 durant laquelle doit courir cette dérogation, renouvelée chaque année, sous réserve du vote de la loi par le Parlement. Le projet de loi était débattu en commission à l’Assemblée nationale les 22 et 23 septembre.

Le plan de prévention prévoit aussi l’implantation de cultures non mellifères après les betteraves, et la mise en place de fermes pilotes sur 500 ha dès 2021, (1 000 ha en 2023) parmi les surfaces conduites sans néonicotinoïdes. Objectif : démontrer les résultats des innovations issues du plan national de recherche (1). Ce dernier vise à proposer, d’ici à trois ans, des « alternatives opérationnelles » contre la jaunisse.

I. Escoffier

(1) Plan copiloté par l’Inrae et l’Institut technique de la betterave.