La Commission européenne a fini par autoriser le 21 mars dernier le rachat du groupe américain Monsanto par Bayer, sous conditions. Ce feu vert est en effet subordonné à la cession d’activités du chimiste allemand proposée à l’exécutif européen pour dissiper ses craintes quant à la concurrence dans l’UE.

Il s’agit des activités mondiales de semences de grandes cultures comme le colza, le coton et le soja (à quelques exceptions près en Asie), de semences potagères, de l’herbicide glufosinate-ammonium ainsi que de certains herbicides à base de glyphosate en Europe, principalement à usage industriel.

De plus, Bayer va aussi se désinvestir de sa R & D pour le blé hybride. Tandis que Monsanto doit céder son activité mondiale dans les nématicides.

L’ensemble de ces activités problématiques devraient être cédées au groupe BASF, qui accéderait ainsi au marché des semences et des herbicides non sélectifs, sur lesquels il était absent jusqu’alors.

Les critiques ne se sont pas fait attendre, certains (eurodéputé, activistes,) reprochant à Bruxelles d’autoriser la naissance d’un « monstre ».

Isabelle Escoffier