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Un éleveur sur trois vit bien son métier

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Les éleveurs laitiers sont généralement attachés à leur métier mais la charge de travail pénalise la profession. © S. CHAMPION

D’après l’enquête du Cniel, l’acceptabilité du métier d’éleveur laitier est meilleure chez les jeunes installés et dans les filières bio ou AOP.

Le baromètre social de l’interprofession laitière (Cniel), édité annuellement depuis deux ans, présente un indicateur de synthèse relatif aux conditions de vie des éleveurs. Ce dernier s’élève à 54,5/100 pour l’année 2020. Si un tiers des 802 chefs d’exploitation consultés affiche une note supérieure à 60/100, associée à une bonne acceptabilité du métier, un autre tiers ne dépasse pas le score de 50/100.

Cet indicateur national est plus élevé dans les filières biologiques (61,6/100) ou AOP (57,8/100). Il est également meilleur pour les jeunes installés (60,6/100), les moins de 45 ans (57,7/100) ou pour ceux travaillant en Gaec (56,9/100).

Fierté du métier

Parmi les items abordés pendant l’enquête, la fierté d’exercer et l’attachement au métier d’éleveur laitier semblent rassembler les producteurs. « Cela ne suffit pas pour encourager un proche à s’installer », relève Noëlle Paolo, du Cniel. Et pour le comprendre, il n’y a qu’à regarder les items les plus mal notés. Une réalité saute alors aux yeux : la charge de travail pénalise fortement la profession. Le sentiment d’un manque de reconnaissance par les Français est aussi prégnant.

A. Courty

érosion à venir

En plus de noter une quinzaine d’items, le baromètre social du Cniel (1) propose aux éleveurs consultés de s’exprimer sur leur avenir. Un tiers d’entre eux souhaitent réduire ou arrêter la production laitière dans les cinq ans. « Le départ en retraite explique seulement la moitié de ces projections », indique Noëlle Paolo.Parmi les autres raisons avancées, 20 % des éleveurs évoquent des difficultés financières, 14 % déplorent une charge de travail trop importante, 9 % pointent du doigt la pénibilité du travail et 7 % souffrent d’un manque de soutien.

(1) Centre national interprofessionnel de l’économie laitière.

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