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L’Anses lève enfin le voile

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Les décisions qui seront prises cet automne seront valables deux ans puisque l’UE doit statuer sur la réautorisation de © Claudius Thiriet

L’Anses a donné, à titre indicatif, les dérogations et calendriers possibles au sujet des produits à base de glyphosate.

Jeudi 23 juillet, Roger Genet, directeur général de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), a été auditionné par la Mission d’information commune sur le suivi de la stratégie de sortie du glyphosate. Il a notamment apporté des précisions au sujet des autorisations de mise sur le marché (AMM) des produits à base de glyphosate. Actuellement au nombre de 21, elles sont en cours d’évaluation. « Nous allons analyser AMM par AMM, usage par usage avec trois situations possibles : le retrait total de l’usage, la limitation des quantités maximales utilisées pour certains usages, ou l’impasse technique avec conservation des usages actuels », a-t-il indiqué.

Grandes cultures

Concernant les grandes cultures, l’agence a ainsi précisé qu’il existe une grande variété de situations mais que pour les parcelles labourées, il lui « semble qu’il serait possible d’interdire le glyphosate ». Elle envisage aussi une limitation des quantités maximales autorisées à l’hectare dans des situations restreintes (lutte obligatoire réglementée, destruction d’adventices vivaces…). « Il nous semble que la limitation des quantités à l’hectare doit permettre de répondre au maintien des usages de l’agriculture de conservation. »

C.F.

Douze mois de délai de grâce

Sur les conditions de retrait d’usage, l’Anses a précisé qu’un délai de grâce de douze mois sera appliqué (dont six mois à la vente puis six autres mois pour l’utilisation). « Il amènera au maintien de la  mise sur le marché des produits actuellement disponibles jusqu’en octobre-novembre 2021 », a-t-elle enfin précisé. En revanche, Roger Genet a insisté sur les restrictions d’usage : « Il n’y a pas de délai de grâce mais les industriels auront six mois pour modifier les étiquetages, pour une mise en œuvre dès avril 2021. »

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Cet article est paru dans La France Agricole

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