Face à la prolifération « préoccupante » des cyanobactéries dans les milieux aquatiques, l’Anses (1) souligne « la nécessité de maîtriser et réduire les apports en nutriments (azote et phosphore) dans les eaux impactées par les activités humaines (effluents d’élevage, compost, boues de station de traitement des eaux usées, engrais épandus sur les sols, rejets d’eaux usées insuffisamment traités, lessivage des sols lors d’épisodes pluvieux importants) ».

Selon l’Agence, ce levier est aujourd’hui « la seule façon durable » de lutter contre ces cyanobactéries, qui sont susceptibles de produire des toxines présentant un risque sanitaire pour l’homme et les animaux. Si les apports ponctuels de phosphore trouvent majoritairement leur origine dans les détergents ménagers, l’origine agricole est prépondérante concernant les apports diffus d’azote.

Hélène Parisot

(1) Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.