« Près de neuf produits sur dix sont confrontés à des usur­pations, des copies ou du parasitisme », déplore le Conseil national des appellations d’origine laitières (Cnaol), dans un communiqué paru le 15 janvier.

Les craintes post-Brexit

Pour contrer ce phénomène, le syndicat demande aux pouvoirs publics « des mesures dissuasives pour lutter efficacement contre ces copies » en France et à l’international, notamment « dans les pays tiers avec lesquels l’Union européenne contracte des accords commerciaux ».

Ces attentes prennent corps dans un contexte européen marqué par le Brexit. Le Cnaol affirme qu’à ce jour « la protection des indications géographiques européennes existantes reste assurée au Royaume-Uni dans le cadre de l’accord de retrait ».

Pour autant, « les derniers accords du Brexit n’offrent aucune garantie sur le long terme pour les indications exis­tantes », alerte le syndicat. Il implore que « tous les moyens soient envisagés pour assurer une protection pleine des indications géographiques au Royaume-Uni, à court et plus long terme ».

Vincent Guyot