«Les évolutions climatiques et sociales poussent au changement, alors même que les appellations sont garantes de notre terroir. L’affaire est complexe », a déclaré Alain Mathieu, président de l’interprofession du comté, à l’occasion de l’assemblée générale du Conseil national des appellations laitières (Cnaol), le 27 septembre.

L’an passé, la moitié des 50 appellations d’origine protégées (AOP) laitières françaises ont fait une demande de dérogation sur leur cahier des charges (CDC), afin de braver les caprices climatiques. Plus récemment, la réduction du temps de pâturage et le recours à de la paille hors zone AOP ont été provisoirement actés pour le saint-nectaire. « Il ne faut plus se contenter d’être dans la réaction. Il convient d’être prospectif », explique François Casabianca, de l’Inra.

En zone époisses, le programme interprofessionnel Climalait a permis de dégager certains leviers d’adaptations à moyen terme (2050), mais « il faudra faire évoluer le CDC pour ne pas pénaliser la production », estime Alexandra Jacquot, du Syndicat de défense de l’époisses.

A. Courty