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Le plan Ecoantibio se déroule sans accroc

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L’exposition des bovins aux antibiotiques a baissé de 17 % en huit ans. © C. Thiriet

Les objectifs fixés dans le cadre du second plan national Ecoantibio (2017-2021) sont pour la plupart déjà atteints ou en passe de l’être d’après l’Anses (1).

«Le niveau d’exposition des animaux aux antibiotiques, ou ALEA (2), a chuté de 38 %, depuis 2011 », se félicite Jean-Pierre Orand, directeur général de l’Agence nationale du médicament vétérinaire (ANMV), en amont de la semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques (18 au 22 novembre).

Le rapport 2018 sur le suivi des ventes de médicaments vétérinaires, publié par l’Anses, révèle toutefois des disparités inter­espèces. Alors que l’ALEA bovins enregistre une baisse de 17 % en huit ans, on se situe autour de 50 % pour les filières hors sol.

Zéro antibiotique ?

Après un premier plan Ecoantibio (2011-2016) réussi, l’Anses se dit confiante sur le deuxième. « La baisse de l’exposition se poursuit, notamment sur la colistine, et les traitements individualisés prennent le pas sur l’automatique », ajoute le spécialiste.

Les indicateurs sont au vert, mais un premier signal d’alerte résonne. Entre 2017 et 2018, les ALEA spécifiques aux lapins, aux bovins ainsi qu’à deux antibiotiques critiques sont en légère hausse. « On s’approche d’un seuil, appuie le directeur de l’ANMV. Même si le zéro antibiotique n’est ni souhaitable ni réaliste, il ne faut pas relâcher l’effort. »

Service élevage

(1) Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. (2) Corrélé au pourcentage d’animaux traités par rapport à la population totale.

Variabilité des usages

« Des extraits d’études épidémiologiques et d’observatoires expérimentaux dans plusieurs filières montrent une forte variabilité des usages des antibiotiques en élevage », explique Christian Ducrot, chercheur à l’Inra, lors d’un colloque interministériel sur l’antibiorésistance, le 20 novembre à Paris.

La collecte de nouvelles données serait donc nécessaire pour cibler les actions de lutte contre l’antibiorésistance, par exemple grâce au « monitoring des consommations d’antibiotiques à l’échelle de la ferme. »

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Cet article est paru dans La France Agricole

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