En annonçant que le taux de transfert du premier vers le second pilier resterait à 7,5 % en 2020, Didier Guillaume assurait que cet arbitrage « garantira le bon financement des mesures jusqu’à la fin de la programmation ».

C’est également ce que pensent les Régions, mais sans être totalement sereines. Car celles ayant connu les plus forts engouements pour la bio ont déjà engagé des crédits de la future programmation (1). Or, Bruxelles n’a « pour l’instant pas validé ce mode de fonctionnement », d’après une source proche du dossier. Les Régions ont bon espoir d’obtenir le feu vert. Toutefois, la consommation de crédits par anticipation, même si elle est validée, ne fera que reporter le problème, alors qu’une forte baisse du budget du second pilier se profile en 2021.

B. Lafeuille

(1) Par exemple : pour financer les conversions bio de 2018, dont l’engagement court sur cinq ans, les deux premières années ont été budgétées sur la programmation actuelle et les trois dernières sur la période 2021-2027.