La MSA a engagé près de 4,5 millions d’euros en 2017 pour l’aide au répit, afin d’accompagner environ 3 500 agriculteurs en situation de burn-out ou d’épuisement professionnel. Les exploitants ayant eu recours au dispositif se disent satisfaits dans 92 % des cas. 40 % des bénéficiaires sont des éleveurs laitiers et 27 % des éleveurs de races à viande. La moitié des agriculteurs ont été remplacés durant dix jours et 20 % durant huit jours. Au total, la MSA a pris en charge 27 980 jours de remplacement, pour un montant moyen de 159 € par jour. Le budget initial de 4 millions d’euros, fixé par le gouvernement pour l’année 2017, a largement été dépassé. « Nous recherchons des solutions pour assurer la reconduction de ce dispositif en 2018, explique Pascal Cormery, président de la Caisse centrale de la Mutualité sociale agricole. Nous souhaitons poursuivre ce programme qui a démontré toute son utilité sociale. » La MSA a déjà évoqué la possibilité d’utiliser son budget d’action sanitaire et sociale à cet effet.

Marie Salset