Dans l’avis présenté le 6 juin 2019, le Conseil économique, social et environnemental préconise de s’appuyer sur l’agriculture urbaine pour mettre en œuvre la transition alimentaire à l’échelle nationale.

Au-delà de tous les bénéfices qu’elle apporte en matière sociale ou environnementale, elle aurait, en effet, le pouvoir de jouer « un rôle de sensibilisation des citadines et citadins aux réalités agricoles ».

En exemple, les rapporteurs du projet citent la microferme de Cocagne, à Loos-en-Gohelle, dans le Pas-de-Calais. Une idée qui a été « à l’origine d’une plate-forme logistique créée avec les agriculteurs bio locaux, de parcours d’insertion par l’activité économique et de chantiers d’apprentissage du jardinage et de cuisine ».

La loi d’avenir pour l’agriculture favorise précisément, depuis 2014, ce type d’initiative, au travers des projets alimentaires territoriaux. Mais, comme le déplorent les rapporteurs : « Seule une vingtaine aurait été labellisée à ce jour. »

Ivan Logvenoff