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« Nous manquons d’arguments »

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Yvon Boutier, éleveur : « J’ai passé du temps, cet été, à aller serrer des mains et à échanger sur mon quotidien. » © Rosanne Aries

Parce que la technique et les sciences ne suffisent plus, les éleveurs se sont mis en quête de réponses solides contre leurs détracteurs, lors du Space, à Rennes (35).

La question a cristallisé la plupart des débats organisés au Space : « Quels arguments donner face à l’agribashing ?, a interrogé un éleveur de porcs, au cours d’une conférence menée par l’Ifip (Institut du porc). Je me trouve démuni sur les sujets d’environnement et de bien-être animal. » La seule certitude est qu’aujourd’hui les faits ne font plus recette : « Si on vous demande comment faire, vous nous répondez par la technique ou par des chiffres, déclare un agriculteur à un ingénieur. Mais en face, nous avons des personnes qui n’y connaissent rien. » Pour Yvon Boutier, éleveur à Kerien (22), la formule est toute trouvée. « J’ai passé du temps, cet été, à serrer des mains et à échanger sur mon quotidien avec un artisan, un pêcheur, etc. », explique-t-il lors d’un « casse-croûte » organisé par le réseau Trame.

Raconter son histoire

Aux Pays-Bas, des agricultrices ont imaginé une autre solution. Lors d’une conférence animée par le réseau des agri-communicants (Syrpa) et Agriculteurs de Bretagne, Suzanne et Heleen ont témoigné. Ces deux Néerlandaises ont chacune initié des événements ouverts à tout public autour de produits agricoles. Interrogées sur les réponses à apporter face à l’agribashing, elles ont insisté : « Racontez votre histoire, parlez de votre vie. Cela vaut mieux qu’un argument scientifique. »

Rosanne Aries

La relève bousculée

Outre les difficultés financières et foncières rencontrées lors de leur installation, les nouveaux arrivants doivent parer aux attaques les plus diverses. Pesticides, viande… , jusqu’à l’insémination artificielle. Fabien, l’un des fils de Marie-Hélène Luherne, éleveuse laitière à Sulniac (56), a dû se justifier sur ce sujet. « Nous arrivons à un tournant, a commenté l’agricultrice, lors d’un débat organisé par le réseau Trame. La société va devoir vite s’exprimer sur ce qu’elle veut, notamment en termes d’installation dans cette période où la relève est très attendue. »

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Cet article est paru dans La France Agricole

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