Fini la coexistence en rayon des camemberts dits « fabriqués en Normandie » (sans cahier des charges spécifique) et les camemberts AOP (appellation d’origine protégée) « de Normandie ». Un accord de principe a été obtenu le 21 février à l’Inao, après des années de conflit. Tous les utilisateurs du nom « Normandie » se conformeront à l’avenir au cahier des charges de l’AOP. En contrepartie, l’AOP serait assouplie, pour laisser la porte ouverte notamment aux laits pasteurisés. Les fromages au lait cru porteront la mention « Véritable camembert de Normandie ». Les volumes de lait valorisables en AOP passeront de 50 à 900 millions de litres. Pour les uns, c’est la création d’une AOP à deux vitesses. Pour les autres, il s’agit d’une montée en gamme pour près de 2 000 producteurs normands, avec l’obligation de pâturage et de 30 % de vaches normandes dans les troupeaux, l’interdiction d’aliments OGM…