Répondant à l’invitation de ses homologues belges, la Fédération nationale ovine (FNO) a organisé son congrès annuel à Libramont-Chevigny, en Wallonie (Belgique), le 28 avril. Un choix symbolique, alors que se tenait le lendemain une réunion de la Commission européenne sur le lancement des négociations autour du Brexit. Pour Michèle Boudoin, présidente de la FNO, « c’était à l’origine un pari audacieux d’organiser [ce congrès] dans un pays voisin. Mais dans un contexte européen chahuté, c’est l’endroit idéal pour afficher notre souhait d’une Europe forte, alors que la concurrence internationale pèse sur notre production ». Les éleveurs ont besoin de stabilité des marchés, gage de confiance. Mais surtout de visibilité afin d’assurer la pérennité de leurs exploitations, alors que la consommation de viande ovine est en perte de vitesse.

Dominique Péronne