LA notion de « troupeau indemne d’IBRVacciné », introduite par un arrêté du 25 octobre, autorise la vente pour l’élevage de bovins vaccinés mais non infectés. « Cette notion existe déjà en Allemagne et en Belgique, explique David Ngwa Mbot, vétérinaire conseil à GDS France. Son adoption en France est rendue possible par la reconnaissance du test Diva, qui permet de distinguer un animal infecté par la souche sauvage du virus, d’un animal vacciné mais n’ayant pas été infecté. Jusqu’à présent, un animal vacciné était considéré comme infecté. »

Peu d’élevages seront concernés, la vaccination d’individus sains n’intervenant généralement que lorsque la contamination du troupeau est massive. « L’objectif est cependant toujours l’éradication de l’IBR et le recouvrement du statut indemne au niveau européen, rappelle le vétérinaire. Depuis l’instauration de la nouvelle réglementation en 2016, le nombre de cheptels infectés est passé de 10 à 6 %, et le nombre d’individus infectés a diminué de 30 %. »