A l’issue de son conseil d’administration, le 12 novembre à Paris, l’Association des producteurs de lait indépendants (Apli) a réaffirmé son « opposition à la politique laitière actuelle, ultralibérale, qui affirme qu’il faut laisser faire le marché, qui encourage les exportations dans un marché déprimé, et donc la production d’excédents ». Et ce alors que « la pression sur les producteurs laitiers s’est accrue ». « La trésorerie n’est plus là et le moral est en train de partir, a averti Boris Gondouin, président de l’Apli. Des drames se déroulent dans les campagnes. Si le Parlement européen ne nous écoute pas, nous devons mettre la pression sur les parlements nationaux. On essaie de convaincre nos politiques qu’une régulation est nécessaire, mais c’est un combat de longue haleine. » Le même jour, les syndicats membres de l’European MilkBoard (EMB), dont fait partie l’Apli, appelaient à des mobilisations dans différents pays européens afin « d’interpeller les décideurs politiques nationaux » avant le conseil agricole européen du 16 novembre. A la frontière franco-allemande, des éleveurs français et allemands se sont symboliquement baignés dans une piscine remplie de lait pour signifier qu’ils « se noient dans les excédents » de lait (photo).