La Commission européenne va devoir revoir sa copie. Une écrasante majorité d’eurodéputés se sont, en effet, opposés, le 23 octobre, au projet sur l’évaluation de l’impact des produits phytopharmaceutiques sur les abeilles. Selon eux, le texte proposé par la Commission ne prend pas suffisamment en compte le risque de toxicité chronique pour les abeilles et les effets sur d’autres pollinisateurs. Il « ne reflète pas les dernières évolutions des connaissances scientifiques et techniques » et « ne changerait pas le niveau de protection déjà en place ». La résolution du Parlement appelle donc Bruxelles à présenter une nouvelle législation en s’appuyant sur la proposition du document d’orientation de l’Efsa (1).

L’Anses (2) a publié, le 28 octobre, un avis qui recommande de conduire, désormais, l’évaluation du risque sur la base de cette méthodologie. La France s’est félicitée de la décision des parlementaires et a rappelé qu’elle est le seul État membre à s’être opposé lors du vote au Conseil, en juillet, à l’adoption de ce texte.

Céline Fricotté

(1) Autorité européenne de sécurité des aliments.

(2) Agence nationale de sécurité sanitaire.