Marquée par la diffusion des vidéos chocs de l’association L214, l’année 2016 a été éprouvante pour le personnel des abattoirs. Pour sa 42e assemblée générale, à Perpignan les 13 et 14 octobre, la Fédération nationale des exploitants d’abattoirs prestataires de services (Fneap) a organisé une table ronde sur le thème de l’homme, l’animal et l’abattoir. L’administration était invitée, ainsi que l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs (OABA), une association qui milite pour la protection des animaux d’élevage. « Le respect dû aux animaux n’exclut pas celui accordé aux hommes », a souligné Frédéric Freund, directeur de l’OABA.

La Fneap et l’OABA vont prochainement faire des propositions au ministère de l’Agriculture pour améliorer la formation pratique des opérateurs au bien-être animal. Des enregistrements vidéos des abattages pourraient fournir un bon support pédagogique. Pas question pour autant pour la Fneap d’accepter la mise en place de la vidéosurveillance. Cette solution fait pourtant partie des propositions du rapport de la Commission d’enquête parlementaire sur la maltraitance animale dans des abattoirs, remis le 12 octobre au ministre de l’Agriculture par le député Olivier Falorni.

Frédérique Ehrhard