Vous travaillez à l’élaboration d’un référentiel « Santé et bien-être animal ». Où en sont vos travaux ?

Notre association regroupe une quarantaine de partenaires : chambres d’agriculture, coopératives, instituts techniques, établissements d’enseignement et de recherche, ONG, abatteurs ou encore distributeurs. L’objectif est de trouver des solutions pour répondre aux attentes sociétales en matière de bien-être et de santé des animaux, tout en considérant les contraintes en élevage. Nous travaillons sur le porc, les volailles, et les bovins lait et viande. Le référentiel pour les poulets de chair a été créé. Celui pour le porc est en cours d’élaboration.

Quelles solutions apportez-vous ?

L’un de nos premiers chantiers a porté sur le maintien du pâturage pour les grands troupeaux laitiers. Pour le porc, nous travaillons sur le renouvellement des bâtiments, la gestion de la densité d’animaux, ainsi que sur la suppression de certaines interventions (castration, caudectomie…). Concernant l’abattage, des pistes sont engagées pour garantir un bon étourdissement des animaux.

Comment valoriser les efforts consentis par les éleveurs ?

C’est un sujet complexe sur lequel échangent les partenaires du LIT de l’ensemble de la chaîne de valeur. Nous menons des opérations de sensibilisation et d’information du public pour expliquer les réalités de l’élevage et notre démarche de progrès. Nous souhaitons aussi œuvrer sur le maillon de la restauration collective. Enfin, la future Pac peut être un moyen de récompenser les efforts en faveur du bien-être animal par des mesures agri-environnementales et climatiques (MAEC) dédiées ou un soutien à l’investissement via le Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles (PCAE).

Propos recueillis par Vincent Guyot

(1) Laboratoire d’innovation territorial « Ouest Territoires d’élevage ».

Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

L’offre restreinte permet une bonne tenue des cours

Dans les races à viande, le commerce gagne en fluidité. En réformes laitières, après une semaine dédiée aux moissons, les disponibilités pour les abattoirs accusent une forte baisse alors que la demande reste régulière.