Le Modef, Mouvement de défense des exploitants familiaux, tiendra son congrès à Guéret (Creuse) les 25 et 26 octobre 2022, et y attend près de 200 participants.

"Les agriculteurs doivent vivre de leur travail"

Le syndicat poursuit son combat historique pour des prix rémunérateurs garantis par l’État, « ce qui est aussi justifiable que le Smic pour les salariés », estime son président Pierre Thomas.

Le Modef exige par ailleurs le respect des lois Egalim et l’encadrement des marges des distributeurs, pour que les agriculteurs puissent vivre de leur travail. "L’agriculture est à un tournant : ou on inverse la tendance, ou c’est la catastrophe, prédit le président Pierre Thomas. Nous avons besoin de l'intervention de l’État, c’est dans sa fonction régalienne."

1 million de paysans

« Il faudrait 1 million de paysans pour produire ce dont les consommateurs français ont besoin, et occuper l'espace rural », insiste Pierre Thomas.

Car les Français sont aujourd’hui « hyperdépendants des importations », ajoute Raymond Girardi, premier vice-président du Modef, qui rappelle l'importance de la souveraineté alimentaire pour le pays.

Aller plus loin sur l’assurance récolte

Contre les aléas climatiques et l’ensemble des risques agricoles (notamment sanitaires), le Modef estime que la réforme ne va pas assez loin. Le syndicat réclame une prise en charge de 80% des pertes subies, ainsi qu'une subvention à hauteur de 75% des primes d'assurance : "Les agriculteurs ne peuvent pas payer plus que 25% des primes", explique Raymond Girardi.

Élection d'un nouveau bureau

Le Modef, qui compte entre 3 000 et 3 500 adhérents, est présent dans la moitié des départements, et principalement dans le Sud-Ouest, le Sud-Est et les zones d'élevage du centre de la France. Lors du congrès, chaque département proposera un directeur, et Pierre Thomas promet déjà un « rajeunissement » de leurs rangs. L’élection du nouveau bureau, pour trois ans, aura lieu le 22 novembre prochain à Paris.