À la veille de la prise de parole du président de la République sur le pouvoir d’achat, JA, la FNSEA et sa section des anciens exploitants alertent « les pouvoirs publics sur l’urgence d’apporter une réponse aux anciens agriculteurs ».

 

Dans un communiqué du 24 avril, le syndicalisme majoritaire rappelle qu’« en 2018, le gouvernement s’était engagé à travailler à la revalorisation des plus faibles retraites agricoles », en parallèle de la réforme pour les futurs retraités. Il constate qu’un an après le début de la concertation, « la seule réponse est le silence du gouvernement ».

Les pensions les plus faibles

La FNSEA et JA rappellent que les retraités agricoles sont parmi ceux qui touchent les pensions les plus faibles en France : « La retraite d’un chef d’exploitation ne dépasse pas 760 € par mois alors que la retraite moyenne des Français atteint 1 380 € par mois. »

 

« L’objectif de revalorisation des retraites a minima 85 % du Smic est une urgence pour l’ensemble des retraités actuels et à venir de la métropole et de l’Outre-mer. Il n’est pas pensable d’attendre 2021 ou 2025 ! », poursuit le communiqué.

Des minima équivalents aux autres régimes

La FNSEA et JA se positionnent pour que soit posé « dès à présent le principe de minima de pensions en agriculture équivalents à ceux des autres régimes ». Un enjeu majeur dans le cadre du renouvellement des générations, car « un revenu décent pour les retraités conditionne […] l’installation de nouveaux jeunes », rappellent les syndicats.