. Le niveau de vie d’un ménage est calculé par la somme de ses ressources (revenu agricole, salaires du conjoint, prestations sociales, revenu du fermage et locatifs, placements, etc.), dont sont déduits les impôts directs, et divisés par le nombre d’unités de consommation (adultes et enfants).

 

De fortes disparités entre agriculteurs

Si le niveau de vie médian (la moitié a davantage, l’autre moitié a moins) des familles d’agriculteurs, de l’ordre de 22 200 €/an par ménage, est similaire à celui des autres ménages français en activité, l’Insee met en évidence de fortes disparités entre agriculteurs.

Niveau de vie annuel des ménages agricoles en 2018.
Niveau de vie annuel des ménages agricoles en 2018.

L’Institut met aussi en évidence une plus forte pauvreté « monétaire » : 18 % des ménages agricoles vivent sous le seuil de pauvreté (13 000 € annuels en 2018), contre 13 % des Français actifs, avec un revenu médian de 9 400 €.

 

 

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Les niveaux de vie les plus faibles en élevage

Dans les zones d’élevage, en particulier dans les territoires de production de bovins à viande ou mixte, d’ovins ou de caprins, les revenus agricoles sont les plus faibles, autour de 12 000 € en 2018. Ils constituent un tiers des ressources des ménages, et les autres revenus d’activité, comme le salaire du conjoint par exemple, sont également faibles, relève l’étude.

 

Près de 57 000 ménages (17 % des familles d’agriculteurs) sont concernés. Leur niveau de vie est ainsi le plus faible, autour de 18 000 € par an, et une personne sur quatre vit sous le seuil de pauvreté (13 000 € annuels en 2018), observe l’Insee.

 

Les éleveurs laitiers, ceux volailles ou de porcs s’en sortent un peu mieux, avec un niveau de vie médian de 20 000 à 22 000 €.

Davantage de sources de revenu en grandes cultures

Dans les zones de production de céréales et oléoprotéagineux, les ménages agricoles ont un niveau de vie médian autour de 26 000 € par an. Ils bénéficient de revenus agricoles plus importants, autour de 17 000 €, et surtout de revenus du patrimoine (12 000 €) et de salariat (près de 30 000 €). L’Insee relève qu’un quart de ces agriculteurs exerce une activité secondaire salariée, proche d’un temps complet pour 40 % d’entre eux.

 

La palme revient aux zones de grandes cultures, avec céréales, plantes sarclées (pomme de terre, betterave, etc.) et légumes, majoritairement dans les Hauts-de-France, où le niveau de vie médian des ménages d’agriculteurs atteint 28 300 € par an.

 

Ces ménages disposent des revenus agricoles les plus élevés (28 200 € en 2018) ainsi que d’autres revenus importants (salaires et revenus du patrimoine) autour de 43 400 €. De plus, un quart des agriculteurs exerce une autre activité salariée, relève l’Insee, et parmi ces bi-actifs, un sur cinq est cadre.