Julien Denormandie a indiqué le 6 mars 2021, la volonté du gouvernement de faire entrer en vigueur dès le 1er septembre cette année, au lieu du 1er janvier 2022, la revalorisation des retraites des agriculteurs de 75 à 85 % du Smic, votée par le Parlement en juin.

Une mesure revendiquée de longue date

Avec ce coup de pouce revendiqué de très longue date par l’ensemble de la profession agricole, le minimum de pension de retraite passera de 75 % à 85 % du Smic net, soit 1 025 euros par mois (pour une carrière complète de chef d’exploitation).

 

« Il y a urgence à appliquer cette mesure, insiste la section nationale des anciens exploitants (SNAE) de la FNSEA dans un communiqué de presse diffusé ce lundi 8 mars 2021. Il est profondément injuste qu’un agriculteur à carrière complète touche un minimum basé sur 75 % du Smic alors qu’un salarié bénéficie d’une retraite minimum calculée sur 85 % du Smic. »

 

« D’autant que la MSA a de son côté fait savoir, il y a plusieurs mois, qu’elle serait prête à lancer le processus », rappelle le syndicat. Et d’ajouter qu’il restera vigilant à ce que « la solidarité nationale finance cette revalorisation » et non les actifs agricoles comme en 2016.

Les femmes toujours dans l’attente

Les nouvelles mesures ne prennent pas en compte les conjoints et les aides familiaux, pourtant parmi les plus faibles pensions du pays. Leur sort doit être examiné dans le cadre de la mission sur les petites pensions confiée aux députés Lionel Causse (LREM) et Nicolas Turquois (Modem).

 

Selon nos informations, les deux parlementaires doivent « bientôt remettre leurs conclusions » au ministre de l’Agriculture qui promet qu’il travaillera « avec grand intérêt sur leurs propositions ».