que les États membres étaient fortement réticents à recueillir ces informations.

 

Manque d’indicateurs sur la biodiversité et les pesticides

La Pac a-t-elle eu un impact sur la biodiversité ? On ne sait pas, faute de données de suivi adéquates. « Ni les États membres, ni la Commission n’ont été en mesure de fournir des preuves tangibles d’un lien de causalité entre les normes relatives aux bonnes conditions agricoles et environnementales (BCAE) et le niveau de biodiversité », pointe la Cour.

 

De même, il manque des données exhaustives sur les quantités d’engrais et de pesticides utilisés sur les terres agricoles de l’Union européenne, puisque moins de la moitié des États membres remontent ces informations à Bruxelles. La seule approche possible est via le Rica, pour évaluer les dépenses en engrais et en produits phytopharmaceutiques par hectare.

 

Afin de mieux suivre les indicateurs de durabilité de la stratégie « De la ferme à la table », la Commission va convertir le Rica en un réseau d’information durable agricole (FSDN).

Utiliser les données des machines agricoles

D’ici à 2025, la Commission européenne étudiera la possibilité de collecter et d’utiliser les données provenant des capteurs et des machines agricoles de précision. « L’agriculture de précision peut constituer une précieuse source de données sur l’humidité et les nutriments du sol provenant de capteurs et de machines, mais aussi concernant l’utilisation de pesticides dans une zone géographique spécifique », avance la Cour..

 

Ce ne sera sûrement pas simple au vu du large éventail de machines agricoles, le manque d’harmonisation, et la réticence des agriculteurs à divulguer des données à caractère personnel. Un cadre juridique ou technique sera nécessaire.