Annoncées ou évoquées depuis plusieurs semaines, les prochaines mesures de soutien au pouvoir d’achat des ménages face à l’inflation doivent être entérinées après les élections législatives dans deux textes de loi, dont une loi de finances rectificative. Voici ce que propose le gouvernement pour l’alimentation, l’énergie et les pensions de retraite.

 

 

  1. Une nouvelle indemnité inflation pour l’alimentation

    Véritable casse-tête pour l’exécutif, la création d’un chèque alimentaire spécifique est une nouvelle fois reportée. « Dans l’urgence », le gouvernement versera une nouvelle indemnité inflation à destination des familles modestes, a annoncé mardi la Première ministre Elisabeth Borne.

    Elle sera distribuée « à la rentrée » et « directement sur le compte en banque, en une fois », en fonction de la composition des familles, a-t-elle précisé, sans détailler son montant, ni le nombre de ménages qui en bénéficieront. La Première ministre a toutefois assuré que la réflexion continuait sur un chèque alimentaire plus ciblé sur les produits « de qualité » et « bio ».

  2. Un prolongement de la remise carburant

    Le gouvernement a décidé de prolonger au moins jusqu’à la fin d’août la remise carburant de 18 centimes (en métropole continentale), instaurée depuis le 1er avril. Quelque 3 milliards d’euros étaient budgétés pour la période d’avril à juin, qu’il faudra donc compléter dans la loi de finances rectificative.

    À moyen terme, un dispositif plus ciblé sur les « gros rouleurs » doit prendre le relais.

    Par ailleurs, la prolongation jusqu’à la fin de l’année du « bouclier tarifaire » (plafonnement des prix de l’électricité et du gaz) est actée, pour un coût évalué à plus de 14 milliards d’euros sur l’année 2022, selon une estimation de Bercy en mars dernier. Un montant qui peut évoluer en fonction des variations du cours du gaz.

  3. Une indexation des pensions sur l’inflation

    Les pensions de retraite seront indexées sur l’inflation « dès la retraite de juillet, versée le 9 août », dans un second texte de loi portant sur le pouvoir d’achat, a confirmé à la fin de mai le ministre du Travail, Olivier Dussopt.

    Cette indexation concerne les retraites de base, les retraites complémentaires étant gérées par les partenaires sociaux. Elisabeth Borne a annoncé mardi que la hausse serait de 4 %, de quoi se rapprocher de l’inflation qui a dépassé les 5 % sur un an en mai, après la revalorisation automatique d’un peu plus de 1 % intervenue en janvier.

  4. Un triplement du plafonnement de la prime Macron

    Le plafond de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat défiscalisée et désocialisée, dite prime Macron, sera triplé. Les entreprises pourront donc verser jusqu’à 3 000 euros à leurs salariés.

    Une baisse des cotisations des travailleurs indépendants est également prévue. Elle doit leur permettre de gagner « 550 euros par an au niveau du Smic », avait assuré à la mi-mai le porte-parole de l’ancien gouvernement Gabriel Attal.