Manger Bio Champagne-Ardenne (MBCA) livre en produits bio et locaux des cuisines de toute taille dans la région Champagne-Ardenne. Des cantines scolaires aux hôpitaux, en passant par les restaurants d’entreprise, l’association comptait 65 clients en 2021.

Livraisons mutualisées

Martine Guillet est productrice de légumes de plein champ, d’huile et de lentillons de Champagne à Juniville (Ardennes) et présidente de l’association. Membre depuis sa création en 2008, elle reconnaît que MBCA a vu le jour grâce à l’appui de la Fédération régionale des agrobiologistes (devenue bio en Grand-Est), familière des rouages de la restauration collective.

 

L’association répond aux appels d’offres et propose un catalogue de produits adaptés aux professionnels de la restauration. Les agriculteurs fixent librement leurs prix de vente. MBCA facture ensuite les clients en tenant compte de ses frais de fonctionnement.

 

Pour Nicolas Ferri, producteur de fruits et légumes à Pontfaverger-Moronvilliers (Marne), membre de l’association depuis une dizaine d’années, « sa force est de permettre la mutualisation de la livraison des denrées et leur facturation auprès des clients, qui ont un seul interlocuteur ».

Anticiper la production

 

Certains d’entre eux, comme les restaurants scolaires, commandent de gros volumes et planifient leurs repas en avance. « MBCA reçoit les commandes et les transmet aux producteurs, qui s’engagent à les achalander jusqu’à la plateforme de recentrage où, deux fois par mois, notre salariée repalette », explique Martine Guillet.

 

Une manière pour les agriculteurs d’anticiper leur production. « Il est cependant difficile de garantir à l’avance que des fruits et légumes qui se conservent peu seront disponibles en quantités suffisantes. Pour ces produits frais, les restaurants d’entreprise, ayant la possibilité de modifier leur menu plus facilement, représentent des clients intéressants », analyse Nicolas Ferri.

Diversifier l’offre

 

Les vingt-six membres de MBCA aimeraient proposer une gamme de produits encore plus diversifiée. « Nous manquons de producteurs de fromage, de volaille et de maraîchers », concède Martine Guillet, qui reconnaît que ce créneau demande de la rigueur. « Une attention particulière doit être prêtée à l’étiquetage, au calibrage et à la propreté des denrées livrées », insiste-t-elle, en espérant que la loi EGalim encouragera davantage la fourniture de la restauration collective en produits durables et locaux.