Pour Pierre Thomas, le président du Modef, « les problèmes agricoles ne sont pas suffisamment au cœur du débat, alors que les enjeux agricoles sont plus que jamais d’actualité ». Le syndicat présentait son programme agricole pour l’élection présidentielle de 2022, sur le stand de la chambre d’agriculture de la Guadeloupe, le 3 mars 2022 au Salon international de l’agriculture. Il « prône pour une agriculture rémunératrice, solidaire, durable, à taille humaine et créatrice d’emplois » et profite du Salon de l’agriculture pour le faire savoir aux « agriculteurs, citoyens et candidats à la présidentielle ».

 

« Ce n’est pas un phénomène d’aujourd’hui, la place de l’agriculture est volontairement occultée pour ne pas lui donner l’importance qu’elle mérite », renchérit Raymond Girardi, vice-président du syndicat.

Atteindre un million d’agriculteurs

Parmi les neuf priorités du programme du Modef, on relève l’installation, le revenu des agriculteurs et la revalorisation des retraites au niveau du Smic. Le Modef estime qu’il faudrait atteindre un million d’agriculteurs en 2030 pour faire face aux besoins d’alimentation et d’occupation de l’espace en France.

 

« Il faudrait deux installations pour un départ, alors que nous sommes sur trois départs pour une installation », regrette Lucie Lafforgue, jeune agricultrice et vice-présidente, pointant du doigt la difficulté d’accès au foncier pour les jeunes et le niveau de revenu trop faible. Sur cette question, le Modef milite pour la mise en place de prix minimums garantis. « La loi Egalim a le mérite d’exister mais sa mise en œuvre tient à la volonté du ministre », regrette Pierre Thomas.

 

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