"Le nombre de textes réglementaires en projet sur les enjeux environnementaux aux niveaux français et européens explose : règlement européen sur la nature, révision de la directive sur les émissions industrielles, cadre réglementaire lié au bien-être animal, chartes riverains concernant les zones de non-traitements…" L'empilement à venir de nouvelles normes environnementales donne le vertige à Chambres d'agriculture France (CDA France).

Si elle ne conteste pas les choix politiques, la tête de réseau des chambres d'agriculture demande au gouvernement que la mise en place de ces mesures soit planifiée. "Ça ne sert à rien de cumuler les règlementations  si les agriculteurs n’arrivent pas à suivre, commentait lors d'une conférence de presse le 29 septembre, Sébastien Windsor, président de CDA France. Nous sommes en train de perdre la capacité à accompagner les agriculteurs car sur le terrain les agriculteurs n’en peuvent plus."

"Une réflexion nationale" sur l'élevage

Pointant du doigt les contraintes de plus en plus fortes sur les élevages, Sébastien Windsor souhaite "une réflexion nationale" sur les bienfaits de l'élevage afin d'aboutir à "un consensus" avec les ONG et l'opinion publique.  Il demande que ce débat soit porté par le ministère de l'Agriculture et le ministère de la Transition écologique. "Dans les campagnes, on voit les lumières s'éteindre dans les étables. On ne peut pas dire que les élevages n'ont que des méfaits", estime-t-il.

Pour protéger les élevages, CDA France souhaite aussi que le loup soit une "espèce déclassée dans la Convention de Berne afin qu'elle soit moins protégée", selon les mots de Christine Valentin, première vice-présidente de l'organisation. "Il faut que les préfets s'engagent à donner des droits de tirs plus rapidement", a-t-elle insisté tout en demandant qu'un acompte soit versé dès le dépôt d'un dossier d'aide à la protection des troupeaux.