Simon Alanou, 40 ans, est salarié à « Finistère remplacement » depuis treize ans. Il démarrait une mission sur un élevage porcin lorsque les mesures de confinement sont entrées en vigueur. « C’est une ferme que je connais bien car j’y travaille régulièrement. C’est rassurant », confie-t-il.

L’organisation a été revue avec l’éleveur pour s’adapter au contexte sanitaire. « Il m’a délégué les travaux des champs, alors qu’en temps normal, j’interviens davantage dans l’élevage. » Un tracteur lui est dédié, sinon il aurait désinfecté le volant et les manettes avec des lingettes.

Sur l’exploitation, chacun a son vestiaire et son point d’eau afin de se laver les mains. Le café est pris en extérieur en respectant les distances de sécurité. « Nos salariés sont sur le terrain pour assurer la continuité des élevages. Nous jouons notre rôle », rappellent les services de remplacement et les groupements d’employeurs de Bretagne, en cette période d’épidémie. « C’est notre priorité, tout comme celle de préserver la santé de nos salariés », affirme Sylvie Le Clec’h Ropers, directrice du SDAEC-Terralliance (Côtes-d’Armor).

Dès le départ, les structures se sont concertées pour délivrer un message cohérent à leurs adhérents et employés. Des attestations de déplacements professionnels ont été fournies à ces derniers. Ils ont reçu un mail pour rappeler les gestes barrières et la procédure à suivre en présence de cas de coronavirus.

Limiter les contacts

« Nous avons encouragé nos adhérents à spécialiser les activités, à réorganiser le travail de façon à limiter les contacts et à proposer un lieu d’accueil adapté, détaille Stéphane Charron, directeur de Finistère remplacement-Partag’emploi. Depuis la semaine dernière, on assiste à une prise de conscience de chacun pour mettre en œuvre toutes ces mesures qui permettent de lutter contre la propagation du virus. »

Aujourd’hui, la Bretagne est relativement préservée. Si la situation venait à évoluer, les services de remplacement se disent prêts. « Travailler dans l’urgence, c’est notre cœur de métier. Nos salariés savent où trouver l’information », rassure Pascale Martin, directrice du service remplacement Ille-et-Vilaine- Alterrenative’35. L’entraide est prévue si l’une des structures était en difficulté sur un secteur.

Isabelle Lejas