Euronext va lancer, dans la deuxième moitié de l’année 2021, un contrat pour le blé dur. Il s’agira de contrat à règlement en espèces (« cash settled »), soit sans livraison physique.

 

« Actuellement, il n’y a pas de prix directeur sur le marché du blé dur », a expliqué Nicholas Kennedy, responsable des matières premières chez Euronext le 15 décembre 2020 lors d’une conférence de presse. Il a souligné une demande croissante des acteurs du marché pour des outils de couverture.

Un index de prix

Les prix seront fournis par l’agence d’information Sitagri Index Services, une marque de FinanceAgri. Elle calculera un index synthétique, se basant sur six prix standardisés : trois en France (La Pallice, Port-la-Nouvelle et Rouen) et trois en Italie (Altamura, Bologna, Foggia). Selon FinanceAgri, c’est « un indice de référence, plébiscité par la profession, indépendant, et validé par les autorités du marché ».

 

L’entreprise complète : « À partir du moment où l’indice de référence blé dur sera validé par la filière, il pourra être utilisé comme véhicule dans des outils de couverture créés par des places boursières. Ces outils de couverture, associés à une chambre de compensation, sécuriseront tous les échanges. »

Volatilité spécifique du blé dur

« Pour nous, cet outil pourrait être très intéressant pour fixer le prix des matières que nous utilisons, afin de garantir une certaine marge », a assuré Emilio Ferrari, directeur des achats de blé dur du groupe Barilla. Il souligne la volatilité spécifique sur le marché du blé dur. Bien que le prix du blé dur soit fortement lié à celui du blé tendre, les deux céréales évoluent de manière dissociée. « Les périodes de proximité entre les prix du blé tendre et du blé dur sont suivies par de longues périodes de divergence, souligne-t-il. Cela s’explique par le fait que les surfaces dédiées au blé dur sont plus faibles ».

 

Un contrat pour l’orge fourragère est également en préparation.

 

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