Interrogé par le sénateur Joël Labbé (EELV) devant le micro de LCP ce lundi 16 novembre 2020, Julien Denormandie, le ministre de l’Agriculture, s’est exprimé au sujet de sa politique en matière d’agriculture biologique.

Des ambitions à tenir

Alors que le programme Ambition bio prévoit que 15 % de la SAU française soit convertie à l’agriculture biologique à l’horizon de 2022, seulement 8,5 % de la SAU le serait actuellement. Une évolution « pas assez rapide », selon le ministre de l’Agriculture.

 

Julien Denormandie a donc rappelé que le crédit d’impôt accordé à la bio serait maintenu et qu’il comptait porter le fonds Ambition bio de 8 millions à 13 millions d’euros pour cette année et l’année prochaine. Des financements qui sont prévus dans le plan de relance.

 

Le ministre a également souligné la création du crédit d’impôt HVE (haute valeur environnementale) pour 75 millions d’euros. Une certification qui « permet de gravir la première marche », selon lui, vers l’agriculture biologique.

 

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Un soutien insuffisant

Ces annonces ne répondent pas aux demandes du monde de l’agriculture biologique, selon Joël Labbé. « Avec le niveau de financement actuel, les objectifs sont impossibles à atteindre », a-t-il rappelé, soulignant le déséquilibre entre les 13 millions alloués au fonds Ambition bio et les 400 millions consacrés au plan Ecophyto.