« Je ne vais pas vous mentir, on ne peut pas gérer l’avenir et le passé en même temps. Enfin vous voyez déjà tout ce qu’on se tape », a indiqué le chef de l’État interpellé par les représentants syndicaux, à l’entrée du parc des expositions, lors de sa visite, le 22 février 2020, au Salon international de l’agriculture à Paris.

Un coût évalué à 1,1 milliard d’euros

« Tous ceux qui rentreront dans le nouveau système, contrairement à l’ancien, auront une garantie de retraite minimum, a assuré le président de la République. Est-ce que je peux vous dire : tous les [agriculteurs] retraités d’aujourd’hui peuvent rentrer ? C’est impossible. C’est impossible, parce que c’est [un coût de] 1,1 milliard. »

 

Le député de LREM Olivier Damaisin avait avancé de son côté un coût d’environ 450 millions d’euros. « Ce chiffre de 1,1 milliard correspond à une revalorisation des actifs [exploitants à la retraite] et des conjoints collaborateurs », a précisé le chef de l’État à La France Agricole. Il faut aussi ajouter les aides familiaux et les carrières incomplètes pour arriver à ce chiffre de 1,1 milliard d’euros, a complété Olivier Damaisin.

Une possible revalorisation en 2021

Des annonces sont attendues cet après-midi sur le stand de la MSA : « Le président m’a redit ce matin qu’il ne laisserait pas ça comme ça », a poursuivi le parlementaire. La FNSEA demande quant à elle que le gouvernement suive la position des parlementaires sur la question des retraités actuels.

 

Un sujet sur lequel « le président n’est pas assez ouvert », estime Christiane Lambert. Une position que déplore également Bernard Lannes, président de la Coordination rurale. « Il ne faut pas rester que sur une logique comptable », regrette-t-il, estimant qu’Emmanuel Macron pourrait faire un geste au moins pour les retraites des femmes, souvent les plus faibles.